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Brigitte Rallu
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Accroc
Champ et jardin
Mur-muré
Du côté d'Adam
Mannequins
Jouet pour grande peresonne
Copyright 2026 - Brigitte Rallu

Adam avant Eve

Le titre dit tout Adam est « seul » en son jardin, sans vis-à-vis, sans « l’autre ».

Le perchoir

« perchoir » « juchoir », titres déjà donnés à des gravures.

On pourrait imaginer cette sculpture érigée comme un jeu dans un cour d’école. Avec un accès intérieur, qui serait comme un abri les jours de pluies, ou un lieu propice aux confidences !

Mouvements #MeToo et autres, n’y voyez aucun parti pris. Accordez-moi la liberté de « jouer » : c’est un des plaisirs de la création, création comme récréation ou recréation ! D’ailleurs allez voir du côté de « robe rouge » ou encore « fumeur »!

Barque des rêves

Cette sculpture est née d'un conte africain pour enfants. Le vieux du village dit aux enfants : « qu'on aille me chercher ma pipe, et ma barque des rêves ! » Ces outils ont deux fonctions : d'une part mettre en condition le conteur certes, mais aussi préparer l’auditoire à l’écoute du conte. On entre dans un autre monde, celui de l'imaginaire, du merveilleux.
C'est pourquoi ici, j’ai installé le conteur dans une barque de nuages !

Les trois maisons

Une autre pièce en trois éléments porte ce même titre (voir plus haut). Toujours suite à cette histoire célèbre qu’on raconte aux enfants, et en référence à « la rencontre » que rapporte ce texte, j’ai pensé qu’on pouvait poursuivre sur ce thème : en effet parfois la « rencontre » n’est pas possible. Elle est même carrément antinomique… comme l’eau et le feu !
Ainsi est né cette installation : quel ancrage possible de la paille sur le métal, quoi de plus risqué que du bois sur du charbon de bois, comment la pierre ne coulerait-elle pas aussitôt jetée à l’eau ?

Arbre

Ce travail s'est étalé sur presque trois ans. J'ai d'abord cherché des laines afin de faire pousser un tronc solide. Un tronc aux couleurs de la terre et du ciel plus que d'une simple écorce. J'allais en nouer à la main chaque point pour le pixelliser comme le fait instantanément un film qui reçoit la lumière. Une manière de peindre à petits points.
J'avais déjà fait une robe, "champ et jardin", une robe-univers. L'arbre me paraissait aussi pouvoir symboliser notre planète. Les habitants en seraient les fruits et les fleurs, avec une certaine géographie et ce qui en découle : les liens, l'économie, les pouvoirs, les tensions… jusqu'à la guerre
La sculpture occupe l'espace. Elle part donc du vide.
L'auteur imagine d'abord le théâtre où pourra être jouée sa pièce ; il écrit cette pièce, choisit ses acteurs dans le domaine infini de la matière, trouve le langage de chacun pour communiquer avec chacun. Parfois l'acteur paraît loin du rôle, mais c'est justement ce qui intéresse l'auteur, qui doit ensuite faire jouer les acteurs ensemble, jusqu'à la cohérence –ou la stridence– en préservant la vie, l'émotion.

Trois petites poses

Le dessin de modèles vivants est toujours un exercice un peu excitant, engageant.  Il y a la présence de l'autre, et c'est un peu comme un dialogue, muet ou sonore. Et même si le modèle ne parle pas, s'il se prête simplement au regard de l'autre, il est plus qu'un corps, il est là avec son mystère, sa personne tout entière, et sa façon d'être même est parlante.

Femme traversant

Encore une gravure née à partir de dessins de modèles vivants.
Cette gravure, comme plusieurs autres, fait partie d'un livre appelé ELLES, entièrement fait main, édité en 12 exemplaires.

Femme noire

Encore une gravure née à partir de dessins de modèles vivants.
Cette gravure, comme plusieurs autres, fait partie d'un livre appelé ELLES, entièrement fait main, édité en 12 exemplaires.

Ballet

Cette gravure a été réalisée à partir de dessins faits durant un spectacle de danse. Elle réunit plusieurs figures qui ont toutes été gravées dans du linoleum. On les appelle pour cela les "linogravures". 

Chandelle

Gravure pointe sèche sur carton.

Pierre

Cette œuvre est" une pointe sèche sur carton". On appelle pointe sèche une pointe d'acier acérée qui permet de rayer une planche ou plaque de métal ou de plastique ou de carton, en vue d'y inscrire le dessin souhaité. On appelle cette planche ou plaque "planche mère". A l'encrage, chaque rayure plus ou moins profonde, plus ou moins dense, recevra l'encre, tandis que les surfaces lisse seront nettoyées à l'aide d'un tampon de tarlatane bien souple. Déposée alors sur le plateau de la presse, et recouverte d'un papier mouillé à cœur, le dessin, sous la pression des deux rouleaux que comporte la presse à taille douce, se reportera sur le papier de façon inversée. On appelle "estampe"' ou "épreuve" le papier ainsi imprimé. Pour chaque "estampe", la planche mère doit être à nouveau encrée en totalité et essuyée.

Didier

Pour faire un dessin de nu, il faut d'abord un modèle qui pose, se met à nu, sous les yeux de l'autre. C'est une rencontre un peu particulière où le plus nu n'est pas forcément celui qu'on pense. Ce "Didier" est plutôt rond, un peu coquin, et il pose pour sa moto. Le sentez-vous ?
La gravure qui en a été réalisée est faite à la pointe sèche sur deux cartons, un pour le noir, un pour la couleur rouge.

Les œufs

Les œufs s'échappent doucement du nid. Pas encore oiseaux, ils sont gros déjà de leurs désirs.

Altérité

C’est en référence au philosophe Levinas, dit « philosophe de l’altérité », que je conçus cette pièce : « l’autre, par sa seule présence, me déloge de moi-même ». D’où le croisement des matériaux. Une gravure sur le même sujet, est appelée « délogé ».

Drôle d'oiseau

Cet ensemble de trois gravures "Drôle d'oiseau" a été récompensé deux fois :
. une médaille d'argent au Salon des Artistes français,
. le prix Pinet de l'Institut de France (Académie des Beaux-Arts).

Le baiser tranchant

Le titre dit tout.

Espace pour une parole

« L’autre » est invité à se dire, on tend la main, on attend « sa » parole.

Poids-plume

Ce n’est pas « un poids lourd ! »

La maison de paille

Au moment du coucher, je racontais une histoire. Nos deux fils me réclamaient souvent celle des « trois petits cochons ». Du coup, plus que les autres elle m’interrogeait : pourquoi l’un des petits cochons construit-il une maison en paille, donc fragile par nature, tandis que l’autre la fait en pierre solide ? L’histoire dit :  le premier petit cochon « rencontre » un monsieur qui portait de la paille… l’autre rencontre un monsieur qui portait du bois », etc… Les rencontres nous créent ! C’est ainsi que débuta mon travail.
Bien sûr la « maison » n’est pas seulement l’abri physique qui nous protège, c’est aussi et d’abord notre construction intérieure, celle qui nous orientera dans nos choix, nos décisions, les risques que nous prendrons, ou pas… Qu’avez-vous en tête ? D’où cette traduction. Ici, la maison de paille.

Robe coquelicot

La chanson de Mouloudji me la dicta.
Une chanson, comme une histoire -une pièce de théâtre - racontée en quelques minutes. Ici grâce et pudeur, du texte et de la musique, devant le drame.

Robe rouge

Le rouge est ma couleur. Celle des sentiments, qui envahissent, submergent. La passion !
Ici, le désir d’incorporation à l’être aimé.

Coquetier

Ou boîte à idées, c’est un jeu !
La cuillère suggère qu’on peut :
-        se servir des idées de l’autre
-        ou s’en nourrir, voire les manger pour se les approprier, ou parce qu’on les apprécie tout bonnement, qu’elles permettront de rebondir sur une autre idée ou la perfectionner,
-        ou touiller donc brasser les idées (ce qu’on appelle « brainstorming » dans le monde des affaires,
Elle peut aussi évoquer un fumet, comme une idée qui se répand… une promesse !

Forêt ou ἀλήθεια

La forêt a une forme de maison, elle pourrait s'appeler : "moi", "toi", "il" ou "elle".
Refuge dense impénétrable ou simple abri. Protection*. À chacun sa forêt, pourrait-on dire, explorée ou non. Pascal dit : moi "haïssable" auquel pourtant est dû "un juste amour", parce que membre du corps mystique du Christ, parce qu'"être" par la relation à l'autre, idéalement à l'image de celle des trois personnes de la Trinité.
Justement, parfois, une clairière !
D'autant plus belle, d'autant plus dense que cernée par la lisière. La forêt d'ailleurs vivrait-elle sans la lumière, sans tous ses faîtages plantés dans le ciel ? Comme nous, elle est entre terre et ciel. Mais çà et là, elle s'aménage une clairière où la lumière, à midi, gomme les creux, les nœuds, les enchevêtrements… comme dans une rencontre vraie. C'est d'ailleurs ce mot grec ἀλήθεια (alètheia), le non caché, le "dévoilé" –dont le mot "vérité" garde la trace- qui me dicta cette pièce. La lumière n'est pas permanente, elle grandit à l'inspire, et diminue à l'expire. Un petit système électronique apporte ce rythme respiratoire, de vie donc.
Or, après que j'eus un jour raconté la genèse de cette pièce à amie savante, je reçus d'elle cette analyse : "Curieusement il y a derrière le mot grec alètheia qu'on traduit par "vérité", une conception hébraïque sous-jacente. Ce voile, dans la plus ancienne tradition orientale symbolise le firmament séparant le ciel et la terre. Selon la cabale hébraïque, toute manifestation du divin en est une dissimulation. Cette limitation produite par le passage par la forme, dissimule la plénitude de ce qui est. Et le mot hébreu qui signifie vérité est chargé d'une communication intime avec le divin. En effet, אמת (èmètt), qu'on traduit par "vérité" signifie "foi, fidélité".  Le monde est issu de la Volonté originaire, et, cette vérité, on la perçoit par adhésion, confiance donnée, mais elle n'apparaît pas comme une évidence : le Nom du Créateur n'est pas immédiatement lisible dans la nudité des choses. Il est besoin d'une dualité : ce qui est, et celui qui en reçoit communication. La vérité est donc moins la vérité d'une évidence que celle d'une présence. La vérité se perçoit dans le plus intime de notre être."

Expectations

C'est plus souvent l'oiseau qui est mis en cage. Ici, c'est lui qui invite à la liberté. Nos cages peuvent être de toutes sortes : mentales, affectives, physiques, matérielles, ou spirituelles. Ce sont nos rencontres, nos expériences, qui peuvent nous aider à nous situer et oser notre propre route.
Cette sculpture a été réalisée en terre. Un moulage de cette terre a été réalisé pour faire un exemplaire en résine chargée en poudre de bronze. J'ai ensuite peint la résine avec des oxydes.

Vase anthropomorphe

Le récipient anthropomorphe remonte à la nuit des temps. Il est presque naturel d'y songer.
Il s'agit ici d'une terre cuite, patinée et peinte.

Homme-fleur

Ma grand-mère disait parfois de son fils qu'il était "la plus belle fleur de son jardin". Ainsi les êtres humains sont-ils souvent comparés à des fleurs, parce qu'ils réjouissent l'âme de celui qui les regarde ou contemple.
Ils peuvent s'harmoniser aussi, telles des fleurs en un bouquet, ou pas. Être mis en valeur par contraste, ou jurer carrément par leurs dissonances.

L'homme-sac

Cette sculpture s'appelle : "l'homme-sac". Une sorte de "'commodité"'.
D'abord on ne lit pas forcément un visage, mais si on incline un peu la tête, on voit que le sac repose sur le nez et la bouche.
Le sac peut être grand ou petit, fourre-tout ou précieux, à l'image de l'idée qu'on se fait d'un homme, de la relation qu'on peut avoir avec un homme, mais aussi de l'homme en temps qu'être humain, bien qu'ici, il s'agisse plutôt de la relation avec un être particulier. Le sac est un objet personnel. On ne fouille pas dans le sac d'un ou d'une autre. On lui confie ce qu'on a de précieux, et d'indispensable, ou encore ce qui permet de "parer à l'urgence". Vous voyez, on n'est pas loin du "compagnon", de l'ami fidèle...

Barque des rêves

Cette sculpture est née d'un conte africain pour enfants. Le vieux du village dit aux enfants : qu'on aille me chercher ma pipe, et ma barque des rêves ! Ces outils sont d'une part nécessaires à la mise en condition du conteur, d'autre part une façon de préparer l'auditoire à l'écoute du conte. On entre dans un autre monde, celui de l'imaginaire, du merveilleux.
C'est pourquoi ici, j’ai installé le conteur dans une barque de nuages !

Les seins de glace

Je joue ici avec les mots.
. D'abord le mot "sein" qui désigne la poitrine de la femme, se prononce en français comme le mot "saint" qui désigne une personne sanctifiée, soit reconnue pour sa sagesse et sa grande spiritualité.
. Or, dans le calendrier français, où chaque jour porte le nom d'un Saint, il y a, au débit du mois de mai, quatre jours appelés "saints de glace" qui sont comme un repère pour les jardiniers. On dit en effet qu'il ne faut pas planter les plantes gélives avant que ne soit passés ces jours-là.
. Enfin, la "glace" qui fait référence au gel, et aussi un entremet délicieux et rafraichissant qui se traduit ici par la couleur.
Double jeu de mots donc ! Il y a aussi une forme de jeu dans la création artistique.

Livre "mains"

Il s'agit d'un petit livre, dit "d'artiste" sur le thème de la main, thème que j’ai souvent traité.
Le livre contient des mains célèbres, et aussi la mienne en page 2, 3 et 5 du livre, la cinquième figurant un arbre.
En dernière page, un texte. En couverture : une sculpture, et au dos du livre ; une gravure, gravure présentée dans cette série, et appelée "empreintes".

Main mise

J’ai toujours travaillé sur la main. Comme le visage, la main est propre à chacun, vieillit, se fane. Elle caresse, guérit, apaise, soigne...  malmène aussi, manipule. Tue parfois.
Ici, la main est "suppliante". Et, pour mieux se faire entendre, elle touche celui à qui elle s'adresse, lequel semble hésitant, arrêté, même.
Il s'agit d'une gravure en deux planches.

Ma main

J’ai beaucoup travaillé sur la ou les mains. Comme le visage, la main est propre à chacun, elle révèle la personnalité de chacun.  Elle dit aussi son histoire, à travers son évolution, ses plis, ses creux, sa couleur, ses blessures. Elle raconte.
La main est agissante : elle caresse, réconforte, soigne, malmène aussi, tue parfois. Elle travaille, transforme, peaufine. Certains bougent beaucoup les mains, d'autres très peu, mais tous en ont besoin. Même les intellectuels. De nombreuses expressions d'ailleurs se réfèrent à la main, comme "tendre la main à quelqu'un", "coup de main", "avoir la main lourde", etc...
Il s'agit ici de ma main, j’ai travaillé de ma main droite, en regardant ma main gauche ouverte. Et comme toujours en gravure, l'image imprimée se trouve inversée.
C'est une gravure en deux planches, réalisée à la pointe sèche.

La main

Comme un appel au secours, incommunicable !
L'altuglas traduit à la fois le désir et l'enfermement.
Une œuvre artistique est toujours un cri, heureux ou moins heureux.
La sculpture est réalisée en altuglas et terre cuite, le tout sur un support en acier patiné.

L'arbre-mains 1

Seule la main de l'homme a le pouce qui fait face aux autres doigts.
Nous avons un tronc commun. Dans le feuillage, aucune main n'est semblable, dans sa direction ou dans sa forme.
Cette gravure est une pointe sèche sur carton. Un seul carton. Les couleurs apportées ensuite sont des encres.
Elle existe aussi en noir et rouge, et en noir et blanc.
Peut-être y a-t-il une main qui tient toutes les autres.....

Main de Louise

Ici, j’ai dessiné la main de Louise Bourgeois, main qu'elle tenait ainsi, sur une photo.
Il s'agit d'une pointe sèche sur carton.
La gravure existe aussi en jaune et noir.

Les mains 1

Souvent, quand on ne trouve pas les mots, les mains s'agitent, essaient de dire.
Gravure en deux planches couleur sur cuivre, réalisées en pointe sèche et aquatinte.

Empreintes

Mains, comme des empreintes dans la neige, comme des pas d'oiseaux !
Technique : pointe sèche sur carton.
Il n'existe que deux exemplaires de cette gravure.

Ailleurs

Voler, s'envoler, besoin de prendre de la hauteur, mais aussi envie de légèreté. Échapper à la pesanteur, la sienne propre, celle de la vie aussi parfois.
Besoin d'élévation spirituelle enfin, d'où le titre "ailleurs".
Il s'agit d'une pointe sèche sur carton, et c'est mon petit-fils qui a pris la pose.

Jardin

C'est d'abord un jardin, plutôt structuré, même si la haie s'effondre, à un endroit, la faute peut-être à un yucca quelque peu agressif.
Et c'est aussi une balançoire. "Entre les deux mon cœur balance"... entre les trois ici. Un jardin où il est question de coquetterie.
La pièce a été réalisée directement en cire, en vue de sa transformation en bronze. Mais par la suite, la sculpture en bronze a été découpée pour réaliser un moulage et faire une édition.

La nasse

Situation difficile pour qui est dans la nasse.
Mais là encore, l'auteur joue : la nasse est un instrument de pêche. L'oiseau, lui peut s'en échapper.

La cage

Fenêtre grande ouverte où s'invite un oiseau !
A quoi pense l'homme dont on ne voit que la main posée sur une cage ?

La grille

Ici une grille. De quel côté sommes-nous ? 
On peut imaginer que ce sont les oiseaux qui sont en cage, ou bien que c'est celui qui regarde qui est prisonnier, ou encore qu'une part de nous vole tandis qu'une autre reste enfermée. Jeu des situations, rythme des espaces en blancs et noirs.

Les œufs

Les œufs s'échappent doucement du nid. Pas encore oiseaux, ils sont gros déjà de leurs désirs.

L'épouvantail

L'épouvantail, censé faire peur aux oiseaux, devient perchoir et même lieu de naissance pour ces volatiles : situation retournée ! Et même, le pantin s'humanise...

En vol

L'oiseau est enquillé sur un socle dont les dimensions sont les suivantes : 17x17x38.
Il tourne sur cet axe et on peut donc l'orienter comme on veut. 
Lui aussi est né de la tempête de 1999, d'où l'utilisation des bois comme ailes développées.

L'autruche

L'autruche a la réputation de se cacher la tête dans le sable quand elle a peur. L'expression est d'ailleurs passée dans le langage courant, en français du moins. En effet, on dit de quelqu'un qui ne veut pas voir la réalité en face qu'il "se cache la tête dans le sable" ou "qu’il fait l’autruche". 
Mais ici, la tête entre dans le corps, et le bec reste seul, comme inerte et inutile, quoi que bien voyant dans son inutilité, du fait de sa position en avant-garde ! Il y a donc une transposition du "ne pas voir" en "ne rien dire".
Les matériaux utilisés sont la terre cuite, le grillage et l'acier doux. La difficulté a été de concevoir techniquement la portée du corps d'une part et du bec d'autre part.

L'homme et l'oiseau

Voler est une aspiration naturelle chez l’homme. Envie de se soustraire à la pesanteur, et, comme l’oiseau éprouver l’espace. Dans cette œuvre, j'ai capturé l'essence de la liberté et de la contemplation. L'utilisation délicate de la gravure sur papier évoque la fragilité de la nature et l'harmonie qui existe entre l'homme et l'oiseau. Les teintes douces et la composition réfléchie apportent une sérénité profonde, ajoutant une touche de paix à tout espace de vie. C'est une célébration de la simplicité et de la beauté éphémère de l'instant.

Papa-Maman

Cette sculpture est née de la tempête fin 1999 en France. Les "clapes" trouvées dans la forêt ont engendré cette idée que l'arbre, ou une partie de l'arbre pouvait devenir "oiseau".
Les parties en bronze, têtes et pattes, ont été réalisées directement en cire.
Le titre vient du fait qu'une fois la sculpture réalisée, j’ai trouvé que le couple ressemblait fort à mes parents.

L'homme infini

Comme les arbres, l'homme est entre terre et ciel. Il est "tendu" entre terre et ciel. Avec une réalité physique -son corps, sa chair, sa pesanteur ou sa grâce- et sa pensée, son esprit, qui touche au ciel.

La chaise

L'image parle d'elle-même.
On parle souvent de la "chaine humaine". Ici, la "chaine" est devenue "chaise".

Si par hasard un oiseau

"si par hasard en chemin, tu rencontres un nid d'oiseau...... renvoie la mère et prends les œufs pour toi" Deutéronome 22,6 est traditionnellement interprété dans la Cabbale comme rupture du principe de causalité. Sortant du principe de causalité, donc de la détermination, nous faisons l'expérience de l'étrangeté, de l'arrachement, en un mot, du possible. "L'être, c'est le possible" dit Marc-Alain Ouaknin. C'est son livre "lire aux éclats" qui a induit ces deux gravures. "Par hasard" implique le "pas savoir" : la sortie du destin peut être fortuite. Le nid et les œufs impliquent une mère-oiseau : principe de causalité et aussi de rationalité.
Les gravures sont des pointes sèches sur carton.

L'homme inachevé

Dans le mythe biblique, l'homme et la femme sont créés séparément. La femme naît certes du "côté" de l'homme, mais elle naît bien à part entière, et même elle est appelée "Vie". Il n'en est pas ainsi pour les animaux.
De plus, la tradition juive le dit "inachevé", sans doute parce qu'il n'a pas encore pris conscience, ni de son être "de relation", ni de sa dimension "divine". 
L'œuvre est donc composée en deux parties.

Racines

Chacun" vient de "beaucoup". De loin aussi, de très loin dans le temps, et dans l'espace, histoires tramées longtemps avant, simples ou compliquées qui nous déterminent, nous font comme un trousseau à la naissance, à partir duquel nous devrons tisser notre propre vêtement. Parfois le passé est lourd à accepter. Cet homme semble vouloir s'arracher à ce passé.

Léger

Cette gravure fait partie d'un ensemble de trois, qui se réfèrent au cœur.
Ici, "léger", comme "cœur léger", c'est à dire, heureux, sans souci, épanoui.
Cette gravure, toute simple en apparence, nécessite pourtant quatre passages différents.

Risqué

Cette gravure fait partie d'un ensemble de trois qui se réfèrent au "cœur".
Ici, le cœur est mis en terre, à l'image du grain, de la semence qui, une fois qu'elle a germé, porte à son tour du fruit.
Risqué, parce que cela prend du temps, il faut être patient, et même passer par une sorte de mort avant de renaître.
Cette gravure a été réalisée à partir de trois planches gravées à la pointe sèche.

Je me suis fait tout seul

"Je me suis fait tout seul". On entend souvent l'expression dans la bouche de ceux qui n'ont pas suivi un parcours classique d’études plus ou moins poussées, pour des raisons familiales, économiques ou autres, signifiant par là qu'ils ont dû "se débrouiller", "se battre" au milieu d'obstacles divers.
Et cependant, personne ne se fait "tout seul". L'être humain est tissé d'autres avant lui -ne serait-ce qu'au niveau du langage qui lui a été transmis- mais aussi des rencontres recherchées ou hasardeuses. L'exemple, la fréquentation, l'attirance pour tel ou telle guident dans un sens positif ou négatif. 
Cette gravure est une pointe sèche sur cuivre.

L'être-avec

Ici je joue avec le mot" l'être", phonétiquement identique à celui de "lettre",. En effet, c'est bien le langage qui fonde l'humain.
L'homme se dessine sur une liste de verbes qui évoquent autant d'actions possibles de l'être humain.
Cette gravure a été réalisée à partir de deux planches en cuivre, avec la technique de l'eau forte, et de l'aquatinte.

L'homme de lettres

Le langage est la spécificité de l'homme. Ici, les mots le dessinent, les mots lui donnent sa forme.
Cette gravure a été réalisée sur deux planches de cuivre, avec la technique de l'aquatinte et de la gravure au sucre.

Mur-muré

Je joue sur les mots. "Murmuré" en français veut dire "parler tout bas". On dit par exemple d'un ruisseau qu'il "murmure".
On parle d'une chanson "murmurée". Mais le mot peut se décomposer en deux : mur muré. "Muré" se dit de quelqu'un qui se ferme en lui-même, communique peu.
J’ai donc conçu une cage en verre, sorte de mur transparent. Le personnage qui se tient à l'intérieur semble sourd à ce qu'on lui murmure. Ce qu'on lui murmure est gravé sur les côtés de la cage en verre, en vain, puisque le destinataire se refuse à l'entendre.
Le personnage est une terre cuite patinée avec des oxydes. Il s'agit d'une pièce unique. Elle a été exposée au Salon de Montrouge en 2000 et vendue depuis.

Accroc

Au niveau du cœur.

Robe-nœud

"Je vais faire un nœud à mon mouchoir" dit-on quand on veut être sûr de se rappeler quelque chose. Ici le nœud est au  niveau du cœur. Impossible d’oublier ! (Voir aussi la "sculpture Accroc")
L'habit cache, et révèle aussi. Il est souvent présent dans mon travail.
Ici, l'habit trahit ou traduit la peine de cœur, occasionnelle, ou générale.

Autre chaise

L'image parle d'elle-même.
On parle souvent de la "chaine humaine". Ici, la "chaine" est devenue "chaise".

Entre ciel et terre

Comme les arbres, l'homme est entre terre et ciel. Il est "tendu" entre terre et ciel. Avec une réalité physique -son corps, sa chair, sa pesanteur ou sa grâce- et sa pensée, son esprit, qui touche au ciel.

Crime parfait

"crime parfait" fait suite aux gravures appelées "cri" et "cri-me" déjà présentes dans cette série.
En effet, ici, le personnage féminin n'étant ni vu ni entendu, il s'efface, disparait, d'où le titre "crime parfait".
Cet ensemble de gravure souligne l'importance du lien, du regard ou de l'écoute de l'"autre" pour exister, ou mieux, "être".

Cri-me

Cri-me, "crime" parce qu'il n'est pas entendu.
L'animal a cette supériorité sur l'homme : son cri prévient celui qui s'approche : celui-ci, homme ou animal, peut renoncer à sa prédation ou ainsi se mettre à l'abri. Le cri de l'animal, lui, est entendu.

Cri

Cri de l'homme ici. Sa parole n'a pas suffi, et son cri même semble désespéré.
Il s'agit d'une pointe sèche sur deux planches en cuivre.

Face à face avec sa parole

Ici, l'homme est mis face à sa parole. Il est confronté à sa parole, autrement dit, confronté à lui-même.
La parole est une chose, l'action en est une autre.
Il arrive qu'on ne puisse pas "tenir sa parole", alors qu'on y croyait.

Une parole flottante

Une parole est dite "flottante" quand elle est hésitante, quand elle ne prend pas parti, quand l'auteur ne veut pas s'impliquer. Elle est comme désincarnée. D’où la tête détachée du corps.
Et même, le corps ici n'est figuré que par un vêtement.

Une parole morcelée

Nous sommes toujours dans ce travail sur la parole. L'artiste y traduit un certain nombre de situations à partir du corps humain, puisque la "parole" est propre à l'homme.
Ici, il y a des "trous". De même, dans un discours ou une conversation, il y a parfois des blancs...

Quelle Parole

Un corps et plusieurs têtes. C'est qu'une même personne peut avoir plusieurs paroles (c'est à dire avis ou engagements) sur un même sujet, suivant les circonstances ou suivant à qui elle s'adresse. Cela peut résulter d'un souci d'adaptation, d'habileté : la personne nuance son propos pour qu'il soit recevable par celui ou celle à qui elle s'adresse.
Mais il peut y avoir aussi carrément tromperie de sa part.

Du côté d'Adam

"Un homme est un être à qui une femme est prise" dit Marie Balmary, psychanalyste. C'est ainsi que les choses sont décrites dans la Bible au chapitre de la Genèse, : "Dans un sommeil profond", "Elle" est prise du côté d'Adam (ou de la côte, même mot hébreu), mais pas encore de vraie "altérité". Le premier dialogue entre un homme et une femme dans la Bible arrive avec le couple Abraham/Sarah.

Sors de ta maison

C'est plus souvent l'oiseau qui est mis en cage. Ici, c'est lui qui invite à la liberté. Nos cages peuvent être de toutes sortes : mentales, affectives, physiques, matérielles, ou spirituelles. Ce sont nos rencontres, nos expériences, qui peuvent nous aider à nous situer et oser notre propre route.

Main levée

Mais levée, ou dressée telle une montagne, ou qui pourrait faire penser à une bâtisse à la Gaudi !
Gravure réalisée en deux planches, avec la technique dite "au sucre", plus aquatinte et rehauts de pointe sèche.

Champ et jardin

De la distinction entre le "champ", lieu du sauvage, et le "jardin" lieu en principe protégé et habité.
L'habit est souvent présent dans ce travail : encore une référence à l'humain. On trouve ainsi des pièces appelées "Mannequins", "robe trop lourde", "robe rouge", "accroc".
Le ciel et le champ ont été tapissés avec de la laine au point noué à la main, points très serrés, de sorte que la réalisation en fut longue, jouant sur des tons variés mais proches, pour donner une vibration à l'ensemble.

Recueilli

Cette gravure fait partie d'un ensemble de quatre appelé "parcours". Il est né d'une phrase de Georges Semprun dans son livre "l'écriture ou la vie" où il dit j’avais "besoin de me recueillir, c'est-à-dire de ramasser les morceaux épars de moi-même". C'était 40 ans après son emprisonnement à Buchenwald en janvier 1944.
L'ensemble comprend : "encombré" "trop-plein", "épars" et "recueilli".
Il s'agit ici de "recueilli", et c'est une gravure en deux planches cuivre, pointe sèche et aquatinte.

Épars

Cette gravure fait partie d'un ensemble de quatre appelé "parcours". Il est né d'une phrase de Georges Semprun dans son livre "l'écriture ou la vie" où il dit j’avais "besoin de me recueillir, c'est-à-dire de ramasser les morceaux épars de moi-même". C'était 40 ans après son emprisonnement à Buchenwald en janvier 1944.
L'ensemble se compose de : "encombré", "trop-plein", "épars" et "recueilli".
Il s'agit ici de "épars". C'est une gravure réalisée à partir d'une planche cuivre, pointe sèche et encres.

Femme-accordéon

L'accordéon est l'instrument que l'on pose sur le cœur. On pourrait le dire autrement : l'accordéoniste joue avec son cœur. L'homme, au centre, est comme un secret qui se dévoile à l'ouverture et à la place du cœur précisément. Elle, la femme, en joue, le cache ou le révèle.
Accordéon peut se lire aussi "accord des on".
Cette sculpture a été réalisé en terre. Puis un moulage en a été fait pour faire un tirage en résine, lequel a été peint avec des oxyde. L'ensemble est ensuite monté sur une jupe en inox, qu'il a fallu dessiner et découper au préalable. Enfin, il a fallu prévoir un support à l'ensemble. À la différence d'une peinture qui est généralement sur un support plat, la sculpture pose toujours de multiples problèmes techniques, physiques notamment, et suppose beaucoup d'anticipations, donc de recherches.

Trop-plein

Cette gravure fait partie d'un ensemble de quatre appelé "parcours". Cet ensemble est né d'une phrase de Georges Semprun dans son livre "l'écriture ou la vie" où il dit : J’avais "besoin de me recueillir," c'est-à-dire de "ramasser les morceaux épars de moi-même". C'était 40 ans après son emprisonnement à Buchenwald en janvier 1944.
L'ensemble se compose de : ""encombré", "trop-plein", "épars" et "recueilli". 
"Trop-plein", est une gravure réalisée à partir d'une planche cuivre : pointe sèche et aquatinte, plus encres.

Mannequins

Dans cette œuvre, j'utilise la résine et le métal pour évoquer la nature éphémère et fragmentée de l'identité. Les silhouettes sans visage représentent la complexité de l'humanité, tandis que la dualité des formes suggère l'interaction entre les individus. C'est une célébration de l'imperfection, invitant à la contemplation de notre propre essence.
Chaque sculpture apporte une dynamique de réflexion et de caractère à votre espace de vie. Cette œuvre parle de la relation. Un couple ici, mais c'est surtout " Lui" qui est présent. "Elle" le porte dans son cœur (son visage à lui, couché) sidéré par l'étoile.

Encombré

Cette gravure fait partie d'un ensemble de quatre appelé "parcours". Il est né d'une phrase de Georges Semprun dans son livre "l'écriture ou la vie" où il dit : j’avais "besoin de me recueillir, c'est-à-dire de ramasser les morceaux épars de moi-même".  C''était 40 ans après son emprisonnement à Buchenwald en janvier 1944.
L'ensemble comprend : "encombré", "trop-plein", "épars" et "recueilli". C'était 40 ans après son emprisonnement à Buchenwald en janvier 1944.
Il s'agit ici de "encombré". C'est une gravure réalisée en une seule planche cuivre, pointe sèche et aquatinte, et encres.

"délogé"

Le titre est emprunté à Emmanuel Levinas, lequel est souvent appelé "le philosophe de l'altérité". Levinas explique que l'Autre, par sa seule présence, "me déloge de moi-même". En effet, je ne peux pas faire comme s'il n'était pas là. Il dit même que l'Autre va jusqu'à "m'ôter le pain de la bouche'".
C'est ainsi qu'est né l'image "délogé".  Le tirage de cette gravure est limité à 15 exemplaires. Mais il faut ajouter que les têtes qui bousculent le personnage assis changent de position et de couleur sur chaque tirage, et rend ainsi unique chacun d’eux. Ici, il s'agit du tirage 4/5.